Navire du futur - Energy Observer à l'hydrogène au vent et au solaire

Chez seaZen, pionnier de la navigation 100% solaire avec 0 kilowatt consommé depuis 2016 et plus de 3500 clients, nous suivons particulièrement les navires du futur. C'est pourquoi nous continuons à suive l'Energie Observer cette année. Ce catamaran géant de 30 mètres avance avec l'hydrogène, le soleil ou le vent. Ce navire incroyables se transforme tous les ans.

Voici les chapitres de l'odyssée :

2017: première rencontre en bateau solaire à Monaco

L'Energie Observer a été lancé à l'été 2017. Les ports de la Côte d'Azur ont été parmi les premiers visités. Chaque escale a permis de sensibiliser le public aux avancées de ce bateau bourré de technologie. Les piles à combustibles sont mises au point par le CEA, un des plus réputés centre d'innovation technologique au monde, et il est Français. Une pile à combustible permet d'alimenter un moteur électrique avec du ... carburant ! Ce n 'est pas du pétrole, mais de l'hydrogène que l'on trouve en abondance dans l'eau. Ainsi, au lieu d'avoir des bateaux électriques sur batteries, on navigue sur des bateaux électriques pour lequel il faut faire le plein. C'est très bien si l'on veut conserver les mêmes habitudes de navigation que pour les bateaux à moteur thermique pour aller aussi vite. L'Energie Observer est aussi un bateau solaire. Ses panneaux solaires embarqués sont à double faces pour profiter de la réverbération de la mer. Ce type de navigation que nous connaissons très bien au sein de l'Académie seaZen permet de naviguer autrement, elle combine les charmes de la voile et la simplicité du bateau à moteur. L'Energie Observer est aussi propulsé par le vent. Ce n'est plus l'ancien catamaran de course de Mike Birch, mais c'est toujours un "voilier" soit avec des éoliennes, soit avec un mat aile.

Lors de l'escale Monégasque, en décembre 2017, l'équipe concepteur de notre bateau solaire, le Suncy Solar Boat, a effectué la navette entre le Yacht Club de Monaco et le village dans le port de Monaco. Une manière de découvrir également les promenades en bateau solaire seaZen, accessibles aujourd'hui au grand public même hors saison.

Energie Observer devant le Yacht CLub de Monaco
Energie Observer devant le Yacht Club de Monaco, © seaZen 2017

A la fin de l'année 2018, le bateau a comptabilisé plus de 10 000 nautiques parcourus, 14 pays et 33 escales, pour un équipage de 6 personnes et une vitesse de croisière moyenne de 5 nœuds. Une moyenne finalement pas si éloignée des vitesses de notre seaZen.

2019 : innovation technologique et rencontre avec la Russie

Le navire a été profondément optimisé pour la nouvelle campagne de navigation 2019. 

Energie Observer avec ses mat ailes de propulsionLes mats ailes à géométrie variable naviguent par tout temps
Photo 3D Kadeg Boucher

Les éoliennes de 2017 redeviennent des voiles, ou plus exactement des mats ailes à géométrie variable en fonction de l'état du vent. Grâce à la traction mécanique du vent sur les ailes, il devient possible de transformer les hélices en hydro-générateurs et ainsi de produire de l'électricité ou de l'hydrogène. Cela peut être très utile pour une navigation de nuit ou sous les nuages. De plus les piles à combustibles, qui produisent autant de chaleur que d'hydrogène vont être optimisées. La chaleur produite est maintenant récupérée. Ces optimisations portent l'efficience énergétique à 85%. Pour une navigation dans le grand nord, il sera bienvenu de récupérer toute la chaleur disponible.

Pour tester ces innovations dans les conditions les plus rudes, l'Energie Observer devrait donc aller au grand nord en traversant la Russie depuis Saint Petersbourg jusqu'à la Mer Blanche. Il croisera donc également certainement la flotte Russe. Une flotte que nos lecteurs connaissent particulièrement bien. En effet, suite à une surprenante circonstance historique, les origines de la flotte Russe sont intimement liées à la Côte d'Azur depuis 1858.

Souhaitons donc "bon vent" à l'énergie Explorer que nous aimerions revoir naviguer avec seaZen dès que possible entre Nice et Monaco.

2020 : Recherche de l'autonome ultime

Codiv oblige, l'équipage doit vivre en totale autonomie. Il n'est plus possible de se ravitailler aussi souvent qu'avant il faut limiter les rotations des équipages.

Energy Observer quitte Fort-de-FranceEnergy Observer quitte Fort-de-France © Energy Observer Productions - Francine Kreiss

Selon l'équipage :

Energy Observer, grâce à ses capacités d’autonomie énergétique, devient une plateforme d’exploration exceptionnelle, démontrant que son modèle de "micro-grid" ouvre les champs du possible d’une façon inédite. Il est possible de ne pas dépendre de l’énergie ni de l’eau des autres, de ne pas brûler des ressources inutilement, de ne pas polluer son environnement.

Concrètement, l'équipage ne fera escale que dans des ilots perdus pour la cueillette, l'hydrogène produit à bord suffira à la production d'énergie pour se déplacer mais aussi pour se nourrir et continuer à rester en contact avec la France. Par ailleurs la production d'hydrogène produit de l'eau déstalinisée. Les eaux poissonneuses apportent les nutriments et la culture hydrologique apportera les légumes

Si vous souhaitez découvrir la navigation en autonomie solaire, n'hésitez pas à essayer cette visite guidée virtuelle gratuite. Vous serez peut-être conquis vous aussi par le silence et le côté Zen de cette navigation.

 

Crédit photo de la couverture par Antoine Drancey